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Le capricorne des maisons et l'hespérophane |
En France, le capricorne des maisons est, comme son nom l'indique, très répandu. Sa spécialité : pondre une centaine d'œufs dans les bois de résineux œuvrés. Le cycle de développement des larves dure en moyenne trois ans, pendant lesquels chacune d'elles peut creuser des galeries dans les charpentes, les lambris et les menuiseries à la vitesse de ... 8 à 10 millimètres par jour !
Trous ovales à la surface du bois, la "signature"du capricorne
La larve
• jusqu'à 25 mm de long
• active pendant plusieurs années (moyenne : 3 ans)
• difficile à détecter
L'insecte parfait
• 10 à 20 mm
• ne vit que 3 à 4 semaines
• sort de mi-juin à fin août
• ne vole que sur des distances courtes à condition que la température soit supérieure à 26°C
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L'augmentation des zones pavillonnaires et les mesures d'isolation thermique ont beaucoup favorisé le développement du capricorne des maisons, en particulier dans les combles. La larve s'active à partir de 15°C et attaque tous les bois résineux.
Les principaux indices de la présence du capricorne des maisons :
Ils n'apparaissent en principe qu'à la fin du premier cycle larvaire.
• des trous à la surface du bois, de 8 à 10 mm et de forme ovale;
• des galeries qui s'étendent à la périphérie de la pièce d'ouvrage, à l'abri d'une mince pellicule de bois bombée par le tassement de la vermoulure de déjection, parois striées;
• des déjections d'un beige très clair, en forme de petits tonnelets de 0,8 mm de longueur;
• de petits bruits de "grignotement".
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L'hespérophane : un "cousin" encore plus prolifique |
L'hespérophane cinereux est un insecte voisin du capricorne des maisons. Mais lui se nourrit exclusivement de bois feuillus, d'où son nom familier de capricorne des bois feuillus. Fréquent dans le Midi, il remonte en région Centre, Val de Loire et Nord de la France par l'activité humaine.
La larve
• cycle beaucoup plus court
que le capricorne : 2 ans
L'insecte parfait
• 13 à 24 mm
• de couleur brun-rouge
• sort à partir de mai
Les princpaux indices de la présence de l'hespérophanes
• galeries de section ovale dont les parois montrent des stries dues aux coups de mandibules, comme le capricorne. |

Des traitements comparables
Ce traitement curatif complexe doit être réservé à des entreprises spécialisées dans ce domaine.
Qu'il s'agisse du capricorne des maisons ou de l'hespérophane, le traitement est similaire : il consiste à injecter les bois attaqués de produits reconnus pour leur efficacité et conformes aux règles de l'art.
Outre l'injection, les phases préparatoires de ce traitement sont primordiales, et garantissent l'efficacité des phases d'injection et d'application de surface.
Ces étapes préparatoires sont bien loin d'être à la portée de tout à chacun et demandent la compétence des professionnels du traitement.
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Le traitement s'effectue en 5 étapes :
• Le sondage des bois pour identifier les zones contaminées.
• Le bûchage des pièces de bois attaquées pour éliminer les parties vermoulues et sans résistance mécanique. Il facilite également la pénétration du produit vers les zones à protéger au moment de l'application de surface.
• Le brossage/dépoussiérage consiste à éliminer la vermoulure dans les galeries creusées par les larves et mises à nu par le bûchage.
• L'injection sous pression du produit de traitement dans des trous percés préalablement dans le bois appelés puits d'injection.
• L'application de surface du produit sur toutes les faces accessibles des éléments de bois pour éviter toute nouvelle ponte.
Les entreprises "CTB-A+" proposent une garantie de dix ans sur ces traitements et s'engagent à réintervenir en cas de réinfestation pendant la durée de garantie. |
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L'hespérophane : un "cousin" encore plus prolifique |
La grosse et la petite vrillette
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Xestobium rufovillosum, plus connu sous le nom de "grosse vrillette", est un insecte xylophage dont la larve apprécie tout particulièrement les bois d'œuvre exposés à l'humidité et attaqués par les champignons lignivores. Les petites vrillettes (Anobium punctatum) s'attaquent aux bois mis en œuvre, mais également aux meubles et objets d'arts. |
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Humidité et champignons : un terreau fertile pour la grosse vrillette |
Parce qu'on réhabilite aujourd'hui plus qu'hier, on détecte désormais les attaques de la grosse et de la petite vrillette.
La larve
• cycle de 1 à 3 ans
• attaque toute espèce de feuillus ou résineux
L'insecte parfait
• sort d'avril à mai
• durée de vie de 3-4 semaines
Une symbiose complexe avec les champignons
Si la ponte peut comprendre jusqu'à 200 œufs, le développement de la larve de la grosse vrillette ne peut se faire que sur un bois déjà attaqué par les champignons, qui lui apportent l'azote nécessaire à sa vie et ramollissent les matériaux.
Simultanées, ces attaques rendent l'étude et le traitement encore plus complexes.
Nota : La présence de champignon n'est pas obligatoire au développement de la petite vrillette. |
Des dégâts visibles uniquement à la sortie de la première génération
Dans la plupart des cas, les dégâts dus à la grosse vrillette sont plus visibles que ceux causés par les champignons. Ils permettent donc de localiser les larves présentes dans les éléments de charpente et les planchers.
Étude et traitement : Une opération complexe à réserver à des spécialistes.
Pour bien traiter l'infestation, il est absolument nécessaire de supprimer d'abord les sources d'humidité qui ont favorisé l'apparition des champignons sans lesquels les grosses vrillettes n'auraient pu se développer. Les pièces de bois trop endommagées doivent être remplacées et le produit utilisé doit être à la fois insecticide et fongicide.
Comme pour les capricornes des maisons, le traitement curatif comprend cinq étapes : le sondage, le bûchage, le brossage, l'injection sous pression et l'application du produit de traitement sur toutes les surfaces accessibles des éléments de bois. |
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Les principaux indices de la présence de : |
La grosse vrillette
• des "trous" d'un diamètre de 2 à 4 m
• des galeries remplies de déjections granuleuses en forme de lentilles de 1 mm environ

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La petite vrillette
• présence de petits orifices de 1 à 2 mm de diamètre
• petits amas de vermoulure à la surface du bois

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Ennemi des menuiseries, des parquets, des meubles et des lambris, le lyctus est un insecte xylophage dont la larve vit dans les bois d'œuvre feuillus, d'essence européenne ou tropicale.
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Le lyctus est un coléoptère dont on observe deux espèces en France : le lyctus brunneus, probablement d'origine américaine et de plus en plus répandu, et le lyctus linearis, espèce européenne en voie de régression.
Le bois doit constituer une source de nourriture suffisante pour le lyctus, c'est-à-dire être riche en amidon. Le châtaignier, le chêne, le frêne, l'orme, le robinier et tous les bois tropicaux feuillus constituent ainsi des cibles privilégiées pour le lyctus.
Cet insecte infeste plus souvent le bois dans ses premières années d'utilisation du fait de la disparition progressive de l'amidon. |
Un insecte très exigeant pour son confort
Le lyctus n'infeste que certains bois. Le diamètre de ses vaisseaux doit ainsi être égal ou supérieur à 0,07 mm, taille minimale pour que la femelle puisse y introduire ses œufs. |
La larve
• jusqu'à 5 mm
• cycle d'environ 1 an, mais varie selon la température et l'humidité ambiante : plus il fait chaud et humide, plus le cycle larvaire est court
L'insecte parfait
• de 2 à 7 mm
• de couleur brun-rouge à foncé
• essaimage du printemps à la fin de l'été
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Comme pour la plupart des insectes à larves xylophages, la présence de lyctus est difficile à détecter avant la fin du premier cycle larvaire et la sortie des insectes adultes, qui se manifeste par l'apparition de petits trous circulaires. Lors de sa sortie, l'insecte peut être amené à traverser du linoléum ou des plastiques pour accéder à l'air libre.

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Les principaux indices de la présence du lyctus
• trous circulaires de 1 à 2 mm de diamètre,
• petits cônes de vermoulure très fine, aspect "fleur de farine" qui s'écoule du bois sans que la surface du matériau présente de traces visibles d'altération. |
Étude et traitement :
Le traitement curatif contre les lyctus comprend cinq étapes : le sondage, le bûchage, le brossage, l'injection sous pression et l'application du produit de traitement sur toutes les surfaces accessibles des éléments de bois. |